FURZE

UTD

Dans le Back Metal on est tout de même gâtés. Les musiciens tentent des choses qu’on ne trouve pas dans les autres genres. D’un point de vue vocal par exemple, nous avons des chanteurs qui imitent le canard, d’autres qui se prennent pour un corbeau, et on a même déjà entendu des chants proches de l’aboiement. Eh bien FURZE fait encore plus fort en sortant des coassements ! Cela pourrait sembler ridicule, mais le Norvégien Woe J. Reaper parvient à créer une ambiance marécageuse et malodorante originale et réussie.

FURZE sort ici son 3ème album depuis ses débuts en 1996. L’album est séparé en deux parties : les 4 premiers titres forment la partie « Death », et les 4 suivants sont baptisés « Devil ». Dans les deux parties, les vocaux sont assez proches, les cris de crapaud plus ou moins utilisés et balancés par des voix plus classiques de trve black. La différence vient surtout du rythme puisque les titres « Death » sont bien plus désarticulés que ceux de « Devil ». Le titre "A Life about my Sabbath" vient d’ailleurs d’une autre planête. Le mélange de guitares saturées, de basse désemparée et de batterie déglinguée est un délice. 4 premiers titres qui font penser à une tornade folle qui fait tout voler sur son passage. Elle attrape l’auditeur, le remue dans tous les sens mais s’applique à lui laisser quelques moments de répit avant de repartir dans sa course effrénée ("Demonic order in the Eternal Fascist’s Hall..."). En revanche, les 4 derniers titres intègrent des éléments punk, une furtive touche de dépressif et même un doigt de jazz par-ci par-là ("Goatbreath"). Ils sont bien plus sages mais toujours efficaces. Nous avons droit au réveil du crapaud pour une ambiance agonisante sur "Deep in the Pot of Fresh Antipodal Weave", et "Djerve Djevel" clôt l’album de manière idéale en commençant par une démonstration thrashisante qui se termine dans un larsen très eighties.

Il faut cependant émettre des réserves, car oui, FURZE parvient à attirer l’attention avec cet album, mais l’effet de surprise digéré, on relativise pour se dire que s’il sort du lot, il a quelques faiblesses (comme l’instrumental inutile "Mandragora Officinarum") qui font que cet album n'est certainement pas un chef-d'oeuvre.

par Sakrifiss, le 20/04/2009

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