EPHELES

Je Suis Autrefois

EPHELES ! Après une absence totale de 5 ans le groupe français tenu par Nepthys signe enfin son retour. C’est effectivement en 2006 qu’était sorti Souviens-toi, une autre version de l’album maudit de 2003 : Le Dernier Pardon.
Première constatation, la langue française joue toujours un rôle principal. Pour le meilleur et pour le pire ! Pour le meilleur parce que ça évite de se retrouver avec encore de l’anglais niveau 5ème,  et pour le pire parce qu’on n’évite pas le kitch sur quelques titres : « La vie est ici... », « Ne meurs jamais... », « J’ai froid dedans... ». Heureusement, les paroles - qui apparaissent dans le livret - sont meilleures, avec un côté poétique réussi. Dommage cependant qu’elles ne soient pas audibles. Il faut avoir l’oreille fine pour saisir ce qui est hurlé dans ces effets trafiqués. C’est la même technique de saturation vocale que celle de beaucoup de groupes russes comme SONS OF NORTH ou de l’Allemand de BILSKIRNIR.
Musicalement, l’intéret du groupe se situe dans la constante dualité entre des éléments agressifs et des mélodies omniprésentes. Les guitares sont saturées, la batterie martelle beaucoup, et à côté de ça on a toujours des riffs froids qui tournent en boucle et deviennent hypnotiques, dans le bon sens du terme. Ils accrochent rapidement l’oreille et deviennent vite familiers. Il en résulte l’impossibilité de trouver le temps long. Une fois l’album lancé on est happé par les ambiances et on écoute les 43 minutes d’une traite. Bon, certains passeront peut-être juste « J’ai froid dedans », un intermède instrumental de 4mn censé faire respirer en plein milieu d’album.
 Sinon EPHELES nous fait voyager loin comme la pochette et le titre d’album le suggèrent. Loin dans l’espace avec ces terres enneigées parfaitement représentatives des compositions, belles mais implacables, inspirant l’isolement mais aussi le danger. Loin dans le temps aussi, à une époque incertaine qui n’a peut-être même jamais vraiment existé. Du coup, on  a envie de changer le titre « Je suis Autrefois » en « Je suis Atemporel ». Signalons que la production est de qualité, avec un son clair qui ne tombe pas dans le ronflant.
Par contre, puisqu’il y a une intro et ledit intermède, il n’y a que 4 titres réels sur 6. Ils sont longs, oscillant entre 7 et 13 minutes, mais évolutifs, proposant toujours une base trve avec des nappes de mélodies en fond et sans passages inutiles.
 Sinon, s’il faut évoquer un défaut à cet album, disons qu’il souffre du syndrome du deuxième opus sorti trop longtemps après le premier. C’est la même maladie que celle dévoilée en 2010 par MORTIFERA. Les compositions sont bonnes, mais l’attente a été telle qu’on en avait idéalisé le premier album, et qu’une déception est prévisible. L’impression de redite ou de baisse de qualité est possible, mais pas vraiment justifiée. Il ont légèrement levé le pied, et les parties agressives sont moins mises en avant au profit d'effets planants et de maîtrise. Au final, ce second album est fidèle à l’esprit EPHELES et suffisamment fort pour satisfaire les anciens fans au fil des écoutes.
http://www.myspace.com/559995637

par Sakrifiss, le 01/09/2011

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