ELDRIG

Urlagarne

Né en 2003 avec une première démo, le one-man-band états-unien ELDRIG (responsable également du groupe FANISK, d'un niveau nettement moins bon à mon avis) a depuis fait du chemin et nous offre ici son 4e album. Après avoir enchaîné 3 albums en deux ans, il a attendu cette fois-ci 4 ans pour sortir Urlagarne. Le style n'a pas vraiment évolué dans l'absolu, mais c'est ce qu'il faut pour sortir un album de ce type...

En effet, encore une fois, il s'agit d'un Black Metal lorgnant fortement sur la complexité musicale. L'album s'organise en 6 titres : 3 morceaux « plein » (entre 9 minutes et demie et 15 minutes et demie environ) et 3 interludes, pour un total de presque 44 minutes. La construction musicale privilégie le rythme rapide, accompagnée par une boîte-à-rythme assez bien adaptée, et une approche stylistique axant clairement sur le mélodique plus que sur le symphonique ou l'atmosphérique. C'est la présence des riffs qui conduit les structures musicales (ce n'est pas une nouveauté chez ELDRIG), plus encore que par le passé. On est un peu dans une approche à la LUTOMYSL, à ceci près que le groupe états-unien a la bonne idée d'habiller le tout de claviers pour minimiser l'effet parfois un peu saoulant du Black Metal purement mélodique. Autre particularité, et de taille : il n'existe aucune voix sur cet album ! Un choix certes déplaisant pour nous autres fans de Black Metal, mais qui se justifie vu le style musical et qui passe plutôt bien au final. Les structures ne sont pas forcément denses, mais intelligemment menées : jamais trop linéaires mais pas non plus trop variées, au risque de dénaturer le rendu mélodique et de plonger l'auditeur dans un cafouillage insipide. Sur les interludes, sieur Eldrig s'adonne à des compositions plus originales avec des instruments à cordes et de la guitare sèche. Cela rend très bien, après ça contraste peut-être un peu trop pour certains avec le reste de l'album. Finalement, l'inspiration est bien là et les compositions sont très intéressantes, vraiment agréables.

Le concept d'ELDRIG s'oriente depuis toujours sur une vision philosophique et introspective de la nature humaine et de la mise en scène psychologique de l'esprit guerrier. Ce nouvel album ne fait pas vraiment défaut bien qu'il n'existe aucune parole pour nous aiguiller et que le visuel n'aide point. En effet, seulement quelques images de constellation sur un triptyque cartonné, cela n'est pas des plus évocateurs, tout comme le nom des titres proposés. En tout cas, il faut avouer que le style et sa maîtrise prête bien au jeu conceptuel et l'auditeur s'y retrouve sans trop de problèmes.

Un bon album, peut-être le meilleur du groupe. On en oublierait presque l'absence de voix !

par Baalberith
Le 22/09/2013

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