ECLECTIKA

Lure of Ephemeral Beauty

Né en 2005 avec une première démo, ECLECTIKA enchaîne les années suivantes deux autres albums en 2007 et 2010, avant de proposer ici son troisième album : Lure of Ephemeral Beauty. C'est donc déjà avec une certaine expérience que les Burgondes développent leur Black Metal, enfin le Burgonde, car toute la musique est composée et réalisé par un seul homme : Sébastien Regnier. Une expérience qui paie, mais pas totalement...

On a à faire ici à un Black Metal qui touche un peu à tout sans être pour autant vraiment avant-gardiste : un peu d'orchestral, un peu d'atmosphérique et surtout du mélodique (sans démonstration, hormis le court solo sur le troisième morceau). Les structures musicales dans l'ensemble s'avèrent assez simples et classiques, menées d'abord par un jeu de guitare peu technique mais adapté et assez agréable il faut le reconnaître, et surfant sur un rythme posé. Quelques breaks bien fichus se positionnent intelligemment, d'autant plus bienfaisants lorsqu'ils sont réalisés à la guitare sèche. La présence du clavier est ponctuelle mais de qualité ; par exemple le groupe fait preuve d'un grand talent au niveau de l'orchestration présente sur l'introduction, très belle au demeurant. Le travail dans l'ensemble n'est pas donc très important, mais suffisant pour le rendu escompté. Bref, nous n'avons pas à faire à quelque chose de remarquables, mais cependant tout à fait honnête.

Alors quel problème ? La voix féminine. Ce n'est pas que celle-ci soit mauvaise en soi, mais elle est complètement en déphasage avec la musique, on a l'impression qu'elle a été enregistrée à côté et que le groupe s'est ensuite forcé à l'intégrer dans la musique. Elle n'apporte de plus absolument rien à cette musique, ni au rendu des compositions. J'ai dû mal à comprendre la motivation qui existent derrière ce choix. Comme cette voix est présente sur de nombreux morceaux, tout au long des presque 59 minutes de cet album, cela devient pénible ! C'est vraiment dommage, car en dehors du potentiel formel, l'inspiration n'est pas absente de cet album, bien au contraire : il y a de bons passages et des morceaux globalement de qualité. Et pour ce qui est de la voix Black, elle est tout à fait pertinente. On essaie alors d'écouter en faisant abstraction de cette voix féminine inappropriée lorsqu'elle est présente, mais l'entreprise est dure, très dure !

Quant au visuel, le résultat est mitigé. En effet, l'intérieur du livret met en avant un concept nébuleux et cosmique bien présenté, comme on l'a sur le Hunger of Elements de KATAXU, mais le groupe a eu la très mauvaise idée de mélanger cela avec une présentation archi-moderne qui rappelle alors le visuel des albums du défunt SIRIUS : nom de groupe et d'album, tracklist, derrière de CD... Bien dommage. De toute façon, il est impossible de deviner une ambiance particulière dans leur musique.

Un album finalement très intéressant d'un point de vue musical, mais qui est affreusement gâché par la présence d'une voix féminine qui n'a absolument pas sa place. Cela risque d'en rebuter plus d'un !

par Baalberith, le 20/01/2013

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