CULT OF ERINYES

A Place to Call My Unknown

On ne peut pas dire que la scène belge soit prolixe. Inutile de rappeler ici les quelques prétendants de cette scène « nationale », mais concentrons-nous sur un petit nouveau dans le milieu, CULT OF ERINYES, qui a au moins l'intérêt de proposer quelque chose de nouveau...

La musique de ce jeune groupe belge qui n'a derrière lui qu'un EP et une bonne année d'existence à la sortie de cet album, n'est pas forcément rapidement assimilable sans quelques écoutes attentives. Ce n'est pour ma part pas un bon point car à partir du moment où le bm devient trop ésotérique musicalement parlant, il perd de sa spontanéité et de sa beauté. On connaît tous plusieurs albums plutôt complexes musicalement, mais qui restent toujours assimilables pour les initiés. Là ce n'est pas trop le cas et pourtant la musique n'est pas très complexe, loin s'en faut. C'est juste que l'on n'arrive pas trop à comprendre là où ils veulent en venir, quels choix ils opèrent dans leurs structures musicales et quelles émotions ils veulent transmettre. Il y a du travail, c'est certain, mais la maîtrise n'est pas là. La construction musicale n'est pas classique, mais pas non plus très déroutante. Il y a même une certaine linéarité dans les structures à de nombreuses reprises au cours de plusieurs morceaux, cela même lorsque ceux-ci sont courts (ex : le 4e). Le rythme dans l'ensemble varie, sans être bien méchant il est souvent assez soutenu, tout comme la longueur des morceaux qui peuvent aller d'un peu plus de 2 minutes à près de 8. Tout cela me fait penser à un FARSOT ou un DRAUTRAN, du moins dans l'approche, avec l'efficacité (et la violence pour ce second exemple) en moins. C'est que les compos sont globalement peu intéressantes. Aucune mélodie ne ressort vraiment et il faut faire un réel effort pour rester concentré tout au long des 50 minutes proposées. Quelques riffs sont pourtant bien fichus, comme à la fin du 4e morceau, quelques passages sont plaisants voire subtils (ex : 5e morceau), mais la sauce ne prend pas.

Pour les profanes, les Erinyes sont les Furies en latin, c'est-à-dire les divinités de la justice vengeresse. Elles sont notamment les instruments de l'Ordre établi, chargées de poursuivre ceux qui auraient fauté contre lui, notamment dans le domaine de la morale familiale. Bref, je m'égare, surtout que ce n'est pas ce qui caractérise de manière très explicite le concept du groupe. Celui-ci paraît aborder une philosophie sur l'homme et son monde, sa déchéance. Tout un programme, ma foi bien intéressant, qui est intelligemment reproduit visuellement dans leur livret, plus que dans une ambiance il est vrai pas toujours très bien établie.

Une écoute qui peut s'avérer profitable aux plus ouverts d'entre vous. On n'est pas ici dans l'avant-gardisme, pas du tout, mais plutôt dans un bm très personnel et moderne qui trouvera je l'espère son public. C'est apparemment un groupe qui correspond donc parfaitement aux productions du label français de Les Acteurs de l'Ombre !

par Baalberith, le 19/05/2011

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