CLANDESTINE BLAZE

Falling Mornuments

Il aura fallu attendre 4 ans pour enfin avoir un nouvel album de CLANDESTINE BLAZE. Depuis la formation du groupe en 1998, c’est la plus longue attente entre deux sorties que Mikko, toujours seul à la barre, nous ait infligée. Il était sans doute occupé avec ses autres projets : DEATHSPELL OMEGA a sorti 2 albums depuis 2006 et STABAT MATER a été ramené à la vie pour assouvir ses tendances doom. Ce fut sadique de sa part pour ceux qui comme moi vouent un culte à Deliverers of Faith et Church of Atrocity et se morfondaient en attendant cette 6ème offrande.

Ce genre d’attente est toujours désagréable. C’est une période suffisante pour que le groupe ait évolué à tel point qu’il ne s’adresse plus à nous, mais aussi pour qu’on en attende trop. C'est ainsi que ce Falling Mornuments m’a semblé peu brillant à la première écoute pour ensuite se révéler excellent, et tout aussi bon que par le passé.

Les 8 titres de 42 minutes de cet opus n’ont peut-être pas énormément de nouveautés, mais sont emplis de riffs, de breaks, de variations de rythme et d’émotions variés. Chaque partie est encore maîtrisée à l’extrême et chaque note est à sa place idéale. Mikko n'a pas perdu sa classe légendaire pour composer des titres sans le moindre ennui. Il faut dire qu’en étant derrière tous les instruments il peut gérer ses créations de A à Z et mettre en avant tour à tour la guitare, la batterie ou le chant selon l’ambiance qu’il veut renforcer.

Et comme d’habitude, ces ambiances évoluent. Principalement sombres et rampantes, elles sont emportées par des vocaux caverneux idéaux pour planter un décor de désolation. Le rythme est du coup généralement rapide et tournoyant comme un vautour attendant que sa proie rende son dernier souffle, mais il sait aussi se faire plus lent et tortueux comme sur « Melancholy Of the Falling Monuments ». L'atmosphère devient alors pesante et inquiétante.

Mais le plus incroyable, ce sont toujours les mélodies. Simples et légères, elles sont bougrement efficaces. Elles ajoutent de la mélancolie et de la tension dans ces titres qui suent la haine. L’apogée se trouve sur « Possession of Nordic Blood » et sur la dernière minute touchante de « Bloodsoil ». Chapeau aussi au clavier / orgue d’église sur le dernier « Discordant Howls of Tormented ». Il n’y a guère que sur le démoniaque « Endurance of Supremacist Ritual » que l’on ne retrouve pas ce genre d’artifice. Ce titre propose un bourrinage intensif dans les règles de l’art, et ce n'en est pas moins bon même si on n'aurait pas aimé un album complet de la sorte.

CLANDESTINE BLAZE n’apporte pas de grande originalité dans sa musique, mais poursuit parfaitement dans sa voie, fidèle à son talent. C’est assurément l’une des meilleures sorties de 2010.

par Sakrifiss, le 13/06/2011

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