CELESTIA

Frigidiis Apotheosia: Abstinencia Genesiis

CELESTIA est devenu un groupe français connu de tous en un temps très court. Même s’il existe depuis 1995, il aura fallu attendre une réédition en 2006 de leur premier album de 2002 pour qu’enfin on en parle à une échelle plus importante. Oh, bien sûr, certains le connaissaient depuis un moment. C’est presque normal vu le nombre de démos qu’il a sorti, mais aussi parce que c’est un groupe qui fait des concerts et qui a Noktu à sa tête. Noktu, c’est Monsieur Drakkar Productions. Il s’est fait remarquer dans MORTIFERA et est apparu dans PESTE NOIRE. Il a toujours côtoyé du beau monde et est actuellement épaulé aux claviers par Malefic de XASTHUR.

CELESTIA était donc attendu au tournant par les anciens et les nouveaux fans, mais il n’en a subi apparemment aucun désagrément : l’album est de très bonne qualité et contient 8 titres qui s’enchaînent sans laisser de temps morts. Le Black est rageur et parsemé de parties mélancoliques grâce à des guitares acoustiques, de légers choeurs ou encore un clavier qui apparaissent toujours au meilleur moment. L’auditeur est ainsi emporté pour 44mn de grâce. Ceux qui ont écouté l’album Apparitia – Sumptuous Spectre partageront peut-être mon avis, "Perverted Decadent Dying Love" et "Spectra" étaient les morceaux les plus réussis. Eh bien là, la plupart des titres les égalent, les dépassent même ! Le son est devenu meilleur, les intros plus travaillées, et les ambiances menées avec plus de talent jusqu’au bout du morceau. Très bon travail de A à Z.

Il suffit de très peu d’écoutes pour que les titres nous deviennent familiers et que l’on se surprennent à sourire de plaisir en entendant les premières notes de l’un d’eux. Le titre "Admirable Eros Misinterpration" est un bon exemple avec une intro avec guitares et batteries énergiques, mais accompagnées de légers choeurs et surtout d’une guitare sèche qui pourrait venir d’une BO de western. Là encore, les vocaux n’apparaissent qu’après plus d’1mn30, et sont toujours durs, raclant et crachant une haine profonde. Ils ne tombent pas dans la facilité du tremblotant ou du désespéré. CELESTIA n’est pas à ranger dans le dépressif et cette voix le prouve. Elle accentue au contraire la balance entre les passages de hargne et ceux de quiétude. Elle ne dessert certainement pas la musique.
L’auto-reprise de "Morbid Romance" n’était cependant pas vraiment nécessaire et l’avant dernier titre "The Seed of Negation" est un ton en-dessous du reste. Cela fait peu de reproches pour cet album qui devrait figurer parmi les bons souvenirs de 2008.

par Sakrifiss, le 20/04/2009

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