On sent bien qu’avec cet album, AEBA a voulu nous offrir leur meilleur album, mais l’on sent aussi qu’ils ont atteint leurs limites et qu’il n’est guère possible d’aller plus loin dans la voie qu’ils ont choisi d’emprunter…
Ils n’ont fait que reprendre leur style plus pur et l’ont professionnalisé aux maximum avec une bonne production et une technique vraiment affermie : batterie parfois encore un peu faible, mais les guitares sont bien expressives (bien plus que d’habitude) et plutôt techniques et les soli, même s’ils ne pleuvent pas, sont quand même bien présents. Bien que question technique tout aille plutôt bien, la structure musicale reste bien classique et peu variée, travaillée, comme d’habitude. Si les changements de rythme et breaks sont présents, le rythme reste quand même soutenu tout du long. Comme souvent, les claviers interviennent plutôt aux rebondissements, interludes et relâchements de rythme, plutôt qu’en accompagnement de la musique…
Un petit moins pour la voix, qui n’est pas mauvaise du tout, mais pas assez affirmée, comme c’était le cas dans les précédentes réalisations du groupe et qui était, d’ailleurs, une de ses marques de fabrique.
Ca enlève un peu d’intensité à la musique je trouve.
Côté inspiration, c’est grosso modo équivalent, bien que les meilleurs morceaux du groupe ne se retrouvent pas spécialement sur cet album. C’est efficace, direct et sans bavure dirons-nous, c’est d’ailleurs ce qui est un peu dommage car un peu moins de professionnalisme aurait permit peut-être de booster un peu l’ambiance qui, pour la première fois chez Aeba, a un peu de mal à s’installer.
Décidement, Aeba est un groupe qui n'arrivera jamais à décoller, en offrant un matériel bien que très classique, pourtant plutôt bien foutu, c'est certain.
A écouter pour les fans du groupe et du style seulement !