
Données
- Format : CD
- Genre : Black Metal complexe
- Concept : Indefinissable
- Annee : 2001
- Label : Candlelight Records
- Pays : Norvège
Notes
- Travail Musical : 5/5
- Ambiance : 2/5
- Visuel : 1/5

Chronique par Baalberith |
Comme Ihsahn l'a annoncé : Emperor est mort (vive Emperor !). Ce dernier album du groupe est un testament qui ouvre la voix musicale sur l'originalité… Une production un chouia moins bonne que sur l'album précédent, à mon avis, mais peut-être est-ce la complexité qui exige mieux... Ca reste excellent tout de même! Pour la technique, ouf ! Bon c'est du Emperor, alors forcément ! L'utilisation d'une guitare à sept cordes (je crois) se fait sentir et tous les instruments cartonnent sauf la batterie je pense qui est un peu soft pour du Trym... Quelques riffs death à noter, mais rien de bien important de ce côté. Un synthé par contre très présent, peut-être parfois plus que sur le Grand Anthems. La musique est hyper riche mais pas toujours très dense. En tout cas ça reste gros! Putain quel travail! Disons que qu'il manque toujours l'intro et la conclusion, mais alors question degré de structure, de complexité, de variété de rythme, de breaks, etc... c'est extra! Une voix plus que bonne, mais ce n'est plus la grande époque... Très grosse déception par contre pour le design : Emperor qui a toujours fait dans les superbes pochettes se lance dans un style Peccatum-Zyklon avec du blanc, des tourbillons de lettres ou autres. Bref ça ne veut plus rien dire, heureusement que le visuel reste homogène, ça les « sauve » ! La pochette n’est vraiment pas terrible et pas très bien faite... Encore une déception côté ambiance et concept ; il est difficile de rêver en écoutant cet album : un concept un peu sombre, mais sans plus. Bref, une musique assez stérile de concept et d’inspiration au niveau des compos. La voix claire est un peu trop présente. Il y a des chœurs et un peu de violons, des violoncelles et quelques samples... C’est certainement l'album le plus original du groupe (qui associe black-death et originalité : la suite logique d'un Emperor lié à Peccatum), mais le moins bien maîtrisé. Au niveau rendu, c’est un album plutôt hétérogène sur le rendu : quelques superbes morceaux (comme le 6), d'autres bien moins accrocheurs (comme les deux premiers) et ils sont hélas bien plus nombreux. Bref, c'est bien fini la magie d'Anthems... Pourtant les compos sont meilleures que sur l'album précédent, notamment grâce à la présence de plusieurs instruments, de beaucoup de synthé et d'une plus grande richesse musicale, mais ils n’ont vraiement pas réussi à les exploiter correctement.Il est à noter que Ihsahn a tout composé sur cet album. Ce testament d'Emperor n'est pas un résumé de sa carrière, mais plutôt l'aboutissement de sa musique : Emperor a incrusté tous les éléments l'intéressant (de la musique classique au death en passant par le heavy et le quasi-électro) pour offrir un black très riche et original à son public. Celui-ci sera apprécier ou pas, tout dépend… En tout cas ce qui est sûr, c'est que cet album est en avance sur son temps, comme tous les albums du groupe au moment de leur sortie : Emperor est un groupe visionnaire doué d'un talent incalculable, c'est certain, maintenant est-ce qu'il plaît, là est un autre problème... Mais une chose est sûr, heureusement que le groupe a splitté, même si à mon avis il a un peu traîné son nom dans la poussière depuis Anthems (qui aurait dû rester leur ultime album !). |














