Un grand merci à tous ceux qui prennent le temps de lire cette chro, parce que généralement tout le monde a déjà un avis tout fait sur GRAVELAND. Il faut dire que sa musique ne change pas des masses avec le temps. D’ailleurs, ceux qui n’aimaient pas les derniers albums n’aimeront toujours pas celui-ci vu qu’on y trouve exactement la même recette. Ceux qui aimaient par contre, seront partagés. Ils pourraient se lasser d’acheter des albums où seuls les livrets semblent varier (quoique même de ce côté-là on commence à faire le tour…), ou alors ils pourraient continuer à être comme moi de gros débiles qui plongent béatement dans l’univers du groupe.
Je vais quand même présenter GRAVELAND, on ne sait jamais, il y a peut-être un touriste qui n’a jamais écouté la musique du Polonais... après 17 ans d’existence et 10 albums, c’est un peu difficile à croire, mais bon, allons-y.
Le groupe se fout de la technique car il l’a sacrifiée pour les ambiances que la pochette et le livret suggèrent. Oui ! On nous emporte dans des batailles de divinités nordiques, et tous les éléments sont là pour ça. La boite à rythme et les claviers martèlent sans interruption tels les sabots de Sleipnir, le cheval à 8 pattes d’Odin, lorsqu’il eu à courir contre Gullfaxi. Seul le dernier morceau laisse un peu de répit à la monture. Les vocaux sont graves et monocordes, frappant l’auditeur comme les éclairs électriques du marteau de Thor. Enfin, des Valkyries se mêlent à la guerre dans des chœurs en retrait, éthérés et hypnotiques.
Alors oui, il y a tous les éléments que l’unique membre de GRAVELAND, Rob Darken, avait déjà utilisés sur les précédentes œuvres et oui encore, si c’est une première expérience, elle sera magnifique. GRAVELAND, c’est un peu comme les éditions successives d’un même livre. Si on a déjà une édition, on ne va pas racheter les nouvelles même si elles ont moins de coquilles ou quelques précisions ajoutées. On se satisfait de la première version qu’on a achetée. Là, pareil. Ça peut être génial pour ceux qui n’ont pas les éditions précédentes, dispensable pour les autres… Personnellement, j’accroche encore parce que je replonge dans un monde familier l’espace de 7 titres d’une heure. Comme HELVETTO, STRIBORG ou XASTHUR, GRAVELAND n’évolue plus et c’est tant mieux…
http://www.myspace.com/truegraveland