
Données
- Format : CD
- Genre : Black Metal atmospherique
- Concept : Satanique
- Annee : 2009
- Label : Cruciatus Records
- Pays : France
Notes
- Travail Musical : 1/5
- Ambiance : 1/5
- Visuel : 1/5

Chronique par Dreamsquare |
Après une démo et un split (avec FROZEN DARKNESS) en 2008, le zikos Adramor remet le couvert pour la sortie du premier album d’ENODRE. Qu’en est-il après une année de méfaits ? Obscurity concentre sur un peu moins de 45 minutes les points positifs et négatifs du groupe. Le principal défaut réside toujours dans les pompeuses parties d’ambiant qui dominent largement l’album et feraient passer les parties Black pour de sympathiques amuse-gueules récréatifs entre deux couches atmosphériques au synthé. Il est regrettable, par exemple, qu’il faille attendre une dizaine de minutes avant de jouir du premier riff de guitare, dix longues minutes durant lesquelles une certaine ambiance tente de se mettre en place. Seulement voilà : l’ambiance des parties atmosphériques n'est pas en phase avec les parties résolument True Black si bien qu’il nous semble avoir à faire à deux entités autonomes qui se partageraient le même espace de jeu. Tout ceci serait bénin si les parties ambiant n’étendaient pas leur hégémonie sur l’ensemble de l’album voire, quitte à s’imposer, être captivantes, mais il n’en est rien : ces parties annihilent toute possibilité d’immersion dans l’univers malsain des parties Black. Et pourtant… ENODRE s’est largement professionnalisé dans ses parties metal au point de nous faire oublier Eternal Winter (« Demonic Possession » est un titre puissant et direct malheureusement parasité par l‘intermède « Sous la Neige » qui intervient alors que le titre nous semblait juste commencer). Adramor, seul maître à bord, s’en sort honorablement lorsqu’il s’agit de cracher sa haine notamment grâce à des riffs incisifs dans des compositions alliant violence et passages plus mélancoliques (le titre instrumental « Désespoir »). ENODRE est donc toujours tiraillé entre ambiant et black metal et en voulant satisfaire deux types d’auditeurs, finalement, il n’en satisfait aucun. |














