CRADLE OF FILTH
Godspeed on the Devil's Thunder (The life and crimes of Gilles De Rais)

Données

  1. Format : CD
  2. Genre : Black Metal symphonique/orchestral
  3. Concept : Historique
  4. Annee : 2008
  5. Label : Roadrunner Records
  6. Pays : Royaume-Uni

Notes

  1. Travail Musical : 4/5
  2. Ambiance : 1.5/5
  3. Visuel : 4/5
  4. 25

Chronique par Sakrifiss

Comme la plupart de ceux qui ont découvert CRADLE il y a plus de 10 ans, j’ai été progressivement déçu par leurs sorties. Je trouve sévère de dire qu’ils ne font plus rien de bon, mais c’est évident que la flamme et les ambiances de la grande époque se sont évaporées. Alors les commentaires sur ce nouvel album avant sa sortie m’ont donné de l’espoir : « Le grand CRADLE est de retour. Les nostalgiques vont être ravis ! »…

Mouais, il faut le dire vite parce que du côté nostalgie, ce sont plutôt mes années à l’école primaire qui me sont revenues en mémoire avec la maxime : « Qui va à la chasse perd sa place ». Elle s’applique absolument ici ! CRADLE lâche heureusement l’orientation de Thornography et revient en arrière sur l'ensemble des plans, mais voilà, les compos ne proposent rien qui fasse vibrer. Soit elles ont déjà été faites, en mieux, sur un album précédent, soit elles ont été mieux adaptées par d’autres groupes.

Exemples choisis : le single "Honey and Sulfur" avec des chœurs en latin. C’est du ANOREXIA NERVOSA sans puissance et aussi mou que le gras du bide de Maïté qui ne pourra impressionner que ceux qui n’ont pas les références. Et c’est la même chose sur la majorité des titres, la bande à Dani se démène pour du vent et une fois l’album terminé, on a noté deux, trois choses de sympa maximum alors que l’on a 13 titres. On ne retrouve ni les phrases tueuses (Red roses for... the devil’s whooore), ni les riffs qui venaient sublimer une partie rageuse. En outre, les claviers ne servent à rien et les vocaux féminins qui faisaient aussi la réussite de beaucoup d’anciens titres sont quasiment absents. La seule fois qu’ils prennent de l’importance c’est sur « The Death of Love », un morceau au refrain entêtant digne de SIEBENBÜRGEN. Pas sûr que ce soit ce que les fans réclament... Sur « Midnight Shadows Crawl to Darken Counsel With Life », ce sont carrément des ambiances aussi horrifiques que l’immonde dernier album de GLOOMY GRIM qui apparaissent.

Alors bien sûr, il y a tout de même des titres réussis : 
"Tragic Kingdom" pour les riffs qui ENFIN sont excellents. Une touche Heavy qui sort du lot, des choeurs pas mauvais... LE titre de cet album à mon avis.
"Darkness Incarnate", malgré la gamine de Dani qui intervient, parce que les 8 minutes sont bien menées avec des surprises qui retiennent l’attention.
Ensuite, ce ne sont que des petits plaisirs trop ponctuels qui donnent plus envie de ressortir leurs albums du XXe siècle que de se passer celui-ci en boucle. "Qui va à la chasse perd sa place..."

En revanche, même si la pochette est très laide, le visuel interne du livret et le concept bénéficient d’un gros travail, plaisant. L’édition avec un CD bonus propose 2 titres enregistrés pour l’album mais qui ne rentraient pas faute de place, une reprise de « Into the Crypt of Rays » (CELTIC FROST), deux titres venant du Thornography Deluxe, un remix, deux démos et deux titres live. 10 titres et une heure de musique : autant dire que ce n’est pas du vol, ce bonus étant plutôt intéressant.

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