Chronique par Necrowarrior
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A tout ceux qui pensent que la subtilité n'a rien à faire dans le Black Metal, que musicalement, il ne peut en être autrement qu'un mur de guitares sur-saturées assorti d'un batteur épileptique et d'un vocaliste aux cordes vocales déformées par un cancer, et que conceptuellement on ne tolérera pas plus de 1% de couleur (obligatoirement grise) sur la pochette et pas d'autre thème que le "anti-human Satan" réglementaire, eh bien voilà de quoi vous contenter les esgourdes.
BLACKGOD, avec son The end of christian utopia, ne fait effectivement pas dans la dentelle, on dira même qu'il donne dans un Black Metal brutal et intense, assez massif, ce qui lui donne un air de famille avec ANTAEUS (BLACKGOD étant lui-même issu de la scène parisienne) mais aussi avec DARK FUNERAL.
Mais j'ai un problème avec cet album : c'est qu'il m'est difficile de trouver plus à dire à son sujet que ce qui précède. Ce n'est pas un mauvais album, loin de là, mais l'objectif de ses créateurs étant de faire du Black Metal Brutal, je ne peux que constater qu'ils y arrivent très bien (ça tabasse sec du début à la fin), mais ça ne m'empêche pas de m'ennuyer un peu à son écoute. En fait j'ai l'impression que BLACKGOD doit prendre bien plus de dimension en live, malheureusement, là je ne trouve pas le "mordant" dont on est en droit de s'attendre de la part d'un groupe de ce style. C'est un peu trop linéaire, brutal certes, mais linéaire, et le livret assez pauvre ne donne pas envie d'aller creuser plus loin que la première couche : bref BLACKGOD c'est brutal, c'est Satan et c'est tout... |