
Données
- Format : CD
- Genre : Black Metal old school
- Concept : Satanique
- Annee : 2008
- Label : Frozen Ruins Productions
- Pays : France
Notes
- Travail Musical : 2.5/5
- Ambiance : 3/5
- Visuel : 2.5/5

Chronique par Dreamsquare |
FROZEN DARKNESS nous revient avec un nouvel album qui reste dans la veine de ce que nous avait jadis proposé Adramor avec la première démo du groupe, Ages Obscurs il y a deux ans. Adramor est de ceux qui font vivre la scène française à travers de multiples side-projects tel que ENODRE ou ART NOIR. Cette Suprématie Sataniste est un melting-pot où se côtoient le bon et le moins bon mais qui mérite d’y jeter une oreille ne serait-ce que pour jouir d’une ambiance travaillée qui confère à cet album diverses atmosphères qui le rendent plus récréatif qu’un énième album de True Black redondant de la première à la dernière note. Et effectivement, ce qui touche dans un premier temps c’est bien la tentative de vouloir nous immerger dans un univers occulte, une ode nostalgique à un âge révolu bouffé par un christianisme triomphant. C’est en puisant son inspiration dans la haine de cet imposteur qu’Adramor exprime tout son dégoût. En bon rejeton du malin, il instaure une thématique qui se vautre d'une part dans une violence guerrière, et d’autre part dans une triste mélancolie. C’est donc à travers ces deux facettes que l’auditeur évolue. Notons au premier abord une nette amélioration vraiment agréable des titres purement Black Metal qui gagnent en maturité depuis leur précédente offrande. La boîte à rythme commandée par Fossoyeur parvient même à se faire oublier (je pense aux morceaux comme « World War III » avec son ambiance de fin du monde et « Souillures » qui sortent du lot). D’un point de vu musical, FROZEN DARKNESS reste donc traditionnel dans son approche du Black Metal. Ce qui donne un intérêt particulier à cet album est donc à chercher dans l’ajout de passages Ambiant qui ponctuent l’écoute. Sur ce point, l’un des défauts d’Adramor demeure : le manque de concision dans la composition de ces titres qui sont définitivement trop longs. Je pense notamment à « Nostalgie Païenne » qui, du haut de ses 7 minutes 30 n’en finit pas : guitare acoustique et voix susurrée ne seront pas nécessairement appréciées par tous et cassent le rythme dès le début de l’album. Beaucoup plus court, « Lamentations » se révèle plus immergeant même s’il constitue une fois de plus une coupure en plein milieu de l’album. FROZEN DARKNESS gagnerait à distiller ses parties Ambiant en évitant d’en faire pâtir le rythme général de l’album. Non pas que les titres brutaux ne peuvent cohabiter avec des ambiances plus posées mais il faudrait éviter de sacrifier l’un pour l’autre. Sortie sur deux supports (CD et cassette), Suprématie Sataniste est une œuvre qui trouvera sans aucun doute des amateurs. Cela montre en tout cas que la scène française n’est pas en manque d’inspiration. A découvrir et surtout, à suivre. |














