GLOOMY GRIM
Under the Spell of the Unlight

Données

  1. Format : CD
  2. Genre : Black Metal melodique
  3. Concept : Indefinissable
  4. Annee : 2008
  5. Label : Anticulture Records
  6. Pays : Finlande

Notes

  1. Travail Musical : 2/5
  2. Ambiance : 2.5/5
  3. Visuel : 3.5/5
  4. 25

Chronique par Sakrifiss
GLOOMY GRIM a été formé en Finlande en 1995 par Agathon, un passionné de films d’horreur qui rêvait de mêler leurs BO à du black metal. Il s’est trouvé des compères, pour la plupart des membres de SOULGRIND et a sorti un premier album en 1998 chez les français de Holy Records, un label qui fera beaucoup pour son poulain car GLOOMY GRIM deviendra incontournable en France : tournées, interviews dans la presse spécialisée et bonne promotion.
 J’ai découvert le groupe à cette époque et il m’a marqué. Les morceaux avaient une originalité et un décalage excellents. Les claviers étaient certes cheap mais ils dégageaient une grandiloquence jouissive. Les vocaux étaient prononcés de façon à être compréhensibles et restaient en tête et les guitares balançaient des riffs qui collaient à l’ensemble. On avait un excellent goût de « Vampires Scoubidou », mais au fil des sorties, GLOOMY GRIM s’est perdu dans son image de « horror black métal ». L’attitude est devenue ridicule, et la musique a perdu son originalité pour être plus directe, technique et pencher vers des ambiances zombiques.
 Finalement GLOOMY GRIM a quitté Holy Records après son quatrième album et a disparu un temps avant de revenir en pleine forme (?) avec « Under the Spell of the Unlight ». Même si le groupe ressort de vieilles formules, il tombe dans les mêmes travers. Il tente de nous faire peur mais en oubliant encore de nous faire plaisir. Ce qui est rageant, c’est qu’on sent le potentiel, mais qu’il se retient. Du coup, beaucoup de titres sont ratés parce que les éléments intéressants (piano, clavier, chœurs) sont mis en retrait ou n’apparaissent que quelques secondes. On a l’impression que GLOOMY GRIM ne s’assume pas. Cela en est frustrant et inintéressant au possible. Le concept de 12 morceaux concernant les 12 mois (janvier, février…) est bon, et il y a même une histoire de maison hantée, mais la musique ne se démarque vraiment pas. On reste sur une groooooosse faim.
 On ne peut retenir que 3 titres qui sortent du lot, et encore seulement sur quelques passages : « Cold Fingers », « And The Bird That Came In » et « Astral Planes I Have Travelled Through ». Les seuls où on flirte avec ce que le groupe sait nous faire de mieux…
 Déçu…
Commentaires de l'equipe

Commentaire de Nepenthes

Avec cet album, les finlandais de GLOOMY GRIM ont gagné en efficacité ce qu'ils ont perdu en kitscherie...

On reconnaît bien la patte d'Agathon et ses compères, mais elle est moins marquée que sur les premiers albums du groupe.

La conséquence, c'est un groupe plus passe-partout, qui pourrait éventuellement plaire à davantage de monde,
mais qui a quand même perdu en originalité.

Bref, pas foncièrement mauvais, mais loin d'être indispensable.

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