
Données
- Format : CD
- Genre : Black Metal atmospherique
- Concept : Historique
- Annee : 2005
- Label : Supernal Music
- Pays : Ukraine
Notes
- Travail Musical : 3/5
- Ambiance : 5/5
- Visuel : 5/5

Chronique par Mormegil |
Quel album ! Je pensais, à l’écoute de leur précédent album "Autumn Aurora", que le groupe aurait faibli par la suite. Mais là, c’est une belle surprise. Drudkh nous sort ici, son chef d’œuvre. Moins atmosphérique que les dernières productions du groupe, "The Swan Road" est plus axé sur les guitares. L’influence de Hate Forest est présente au niveau des parties les plus furieuses. On se rapproche plus de ce que fait le groupe sur le formidable "Battlefields". Lorsque le groupe nous développe des thèmes beaucoup plus lents en utilisant des lignes de guitares moins saturées, la magie opère et réussit toujours à nous transporter dans l’univers particulier du groupe. Les parties plus rapides sont vraiment bonnes, elles transcendent les compositions pour en faire des titres de grande qualité La technique à tous les niveaux est parfaite : des guitaristes qui dans tous les registres nous enchantent : dans les soli, dans les parties plus saturées ou encore dans les parties acoustiques. La batterie est de qualité, souvent jouée dans un rythme posé qui convient bien au mid-tempo des compos mais les parties les plus violentes sont bien maîtrisées aussi par la batterie et pour une fois que le groupe ne joue pas avec une boîte à rythme, on savoure franchement. Le chanteur qui officie dans Hate Forest est très bon. Ces vocaux sont comme à l’accoutumée bien dans l’esprit des titres. On peut juste regretter qu’ils ne soient pas assez utilisés mais c’est comme ça dans tous les albums de Drudkh L’univers autour du groupe change par rapport aux albums précédents. Si par le passé on parlait toujours dans Drudkh de nature, ce qui convenait parfaitement au groupe, dans cet album, le groupe prend un virage plus historique et suit ce que faisait Hate Forest sur Battlefield, c'est-à-dire un concept tournant autour des Cosaques et plus exactement tournant autour de l’année 1608. Le visuel est toujours aussi soigné, on voit que le groupe y attache une grande importance Un album qui confirme le talent indéniable de ce groupe qui en fait plus qu’un side-project de certains membres d’Hate Forest. |

