Chronique par Baalberith
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Voilà un album attendu par pas mal de fans, certainement pour pas grand-chose, car non contents de ne pas se renouveler, le bon groupe suédois enfonce le clou (après un Sheol assez décevant) de la frustration dans le plancher de la musique banale déjà bien maltraitée depuis quelques années dans le monde du Black Metal…
Certes, il n’y a pas grand-chose à reprocher au groupe sur la forme : gros son, mélodie bien présente et utilisation des instruments comme il le faut et quand il le faut. Les guitares sont suffisamment efficaces et la batterie suffisamment polyvalente pour être remarquées. En outre, Pariah n'est pas surchargé de soli inutiles et les riffs sont plutôt bien placés et pertinents (offrant une mélodie fluide et se mélangeant agréablement à la musique dans l’ensemble)... Même les structures sont travaillées à leur juste valeur avec ce qu’il faut de breaks et de rebondissements : le rythme varie, même si le style manque un peu de rapidité et de violence, et quelques passages calmes sont à relever (ex : début du 5e morceau). Bref tout est là pour nous offrir quelque chose de bon, mais voilà, comme trop souvent, les musiciens ont complètement oublié le contenu et l’inspiration. « Ah merde je l’avais oubliée celle-là ! » C'est pourtant essentiel non ? Donc question rendu de compos, on a affaire à quelque chose de relativement plat et banal, même si l’on a déjà vu pire dans le même style de bm. Bref, en gros ça passe par une oreille et ça ressort par l’autre et c’est vraiment très dommage car avec ce potentiel on aurait pu écouter quelque chose de vraiment grand ! Dans l’ensemble, ce nouvel album reste dans la lignée de Sheol et ceux qui ont aimé ce dernier ne devraient pas être désemparés par ce nouvel opus qui offre peut-être un peu moins de violence, ce qui n’est pas un bon point dans leur musique je trouve.
Un album moyen donc pour une musique trop classique et banale. Je n’attends plus vraiment de revirement vu le chemin emprunté qui mène dans « le palais doré des grosses productions & gros labels » d’où peu (très peu) de groupes reviennent… |